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Jurassic Shark

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Titre alternatif (USA) : Attack of the Jurassic Shark

Réalisateur : Brett Kelly
Avec : Emanuelle Carriere, Christine Emes, Celine Filion, Angela Parent, Duncan Milloy…
Durée : 75 minutes
Année de production : 2012
Origine : Canada

Histoire : A la suite de forages illégaux sur une île, un requin préhistorique se libère de sa prison de glace et attaque un groupe de voleurs d’art et de belles et jeunes étudiantes sur un morceau de terre abandonnée. Les deux groupes sont forcés de faire ce qu’ils peuvent pour survivre car s’ils échouent, ils pourraient devenir le plat principal de ce tueur du Jurassique qui est loin d avoir disparu !

Ma chronique : Attention, DTV à ne pas confondre avec Dinoshark, sorti en 2010. L’étron La curiosité qui nous intéresse aujourd’hui n’a effectivement rien à voir avec un quelconque film de requins de la Syfy, on en est carrément très loin. Le film de Brett Kelly, que vous connaissez peut-être pour son She-Rex (2009), ferait passer ces productions télévisuelles pour des chefs-d’œuvre !

Déjà, le niveau des acteurs est catastrophique. Je peux admettre que ces personnes débutent dans le métier, mais tout de même… Un peu de décence pour les spectateurs s’il vous plaît !
On frôle souvent le ridicule, j’ai par exemple une scène pas bien compliquée en tête, dans laquelle deux actrices doivent s’amuser à se balancer de l’eau à la figure. Ces dernières se contentent pourtant de faire des petits clapotis dans l’eau. Je les soupçonne fortement d’avoir eu littéralement peur de se mouiller le visage (et ruiner leur coiffure), d’où le manque d’implication. Et le reste du casting fait à peine mieux, passant du surjeu au stricte minimum.
C’est donc sans surprise que l’actrice principale, Emanuelle Carriere, n’a pas fait une longue carrière dans le métier justement. Plus rien depuis 2014 si j’en crois sa fiche IMDB.

N’espérez pas mieux des dialogues, d’une platitude affligeante et souvent illogiques, mais ce n’est pas pire que le scénario qui, lui, déborde d’incohérences.

Rien que le lieu de l’action pose problème : une île abandonnée au centre d’un lac, supposément à des kilomètres de la terre ferme… pourtant visible sur chaque plan, à quelques centaines de mètres. Le mégalodon survit donc sans souci dans l’eau d’un lac, et peut carrément nager vers le rivage… là où les protagonistes ont pied. Et je vous parle des traces de pneus sur le sable ou de la présence de pylônes électriques ?

Bref, autant dire que le film sent l’amateurisme à plein nez, et l’absence de budget est flagrante. Ce qui explique le gros requin aux CGI prêtant plus à sourire ou rire qu’autre chose, ainsi que diverses explosions au rendu grotesque.

Le mégalodon demeure malheureusement trop peu présent et actif à l’écran. Dommage, car c’est le principal élément nanar de ce Jurassic Shark. Il faudra se contenter alors de la dernière partie du long métrage pour s’amuser un peu.

Le DTV reste, en conséquence, assez chiant. Et ce, malgré sa courte durée. La jaquette du DVD français a beau annoncer 90 minutes, le film ne dure en réalité que 75 minutes… et plus que 62 si l’on omet le générique de fin !

C’est d’ailleurs assez incroyable qu’un éditeur français ait décidé de sortir ce film en DVD, sans doute qu’il pensait duper les spectateurs habitués aux productions de la Syfy ou des studios Asylum. Et il y est parvenu le bougre, je suis tombé en plein dans le panneau !
Pour vous épargner le visionnage, voici la bande-annonce, composée de quasiment tous les passages un tant soit peu intéressants. Vous remarquerez que ce “best of” ne dépasse même pas la minute…

Autour du film :

  • Le film occupe la 4ème place du documentaire Top 40 Shitty Shark Movies… et est actuellement en 21ème position des 100 plus mauvais films sur IMDB !

Blu-ray, DVD et VHS :
Jurassic Shark est disponible en France depuis le 16 juillet 2013, au format DVD.